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Les 7 péchés capitaux du web design

Créer un site internet est un excellent moyen d’exprimer sa créativité. Et tant que c’est fait dans le respect des règles de base du web design, tout se passe sans accroc. Néanmoins, certains designers en herbe ont tendance à s’aventurer dans une surenchère visuelle afin de se démarquer. Malheureusement, ce choix motivé par de bonnes intentions s’avère parfois douloureux. Mais pour concevoir une page web à votre image, il est important de la personnaliser avec intelligence et bon goût. Quels sont les dangers inhérents à ce projet ? Quelles sont les erreurs classiques à éviter ? Quelles sont les bonnes manières de la création Web ?
Cette semaine, nous avons décidé de mettre les pixels sur les i .

 

La mise en page improbable
Le problème : pensez à la mise en page de votre site comme à l’organisation d’une vitrine de magasin. Si cette dernière est surchargée, confuse ou encore désordonnée, il est fort probable que le chaland passera son chemin. En revanche, si elle est aérée et stratégiquement composée, elle attirera immanquablement l’œil des clients.
Le remède : la partie qui apparaît au-dessus de la ligne flottaison – c’est-à-dire qui figure sur l’écran sans que vos visiteurs n’aient à faire défiler le site – doit être épurée au maximum et envoyer un message clair et concis. Une image (ou une vidéo) et un texte succinct doivent être suffisant pour révéler l’atmosphère de votre site et le cœur de votre message.
Sous la ligne de flottaison, vous pouvez structurer votre mise en page en utilisant des bandes de contenu distinctes. Ainsi, vous gagnerez en cohérence visuelle et vos visiteurs s’orienteront de façon plus intuitive vers la section qu’ils recherchent.
Enfin, pensez à créer un « espace blanc » (c’est-à-dire vide de contenu) autour des éléments clés de votre page. Qu’il s’agisse de votre formulaire de contact, de vos « appels à l’action », de votre portfolio ou encore de votre panier d’achat, il est capital que vos visiteurs identifient immédiatement où cliquer.

 
La décadence de la police
Le problème : il existe une panoplie de polices de caractères qu’il est possible d’utiliser sur votre site. Et il est tentant de mixer les styles et de varier les plaisirs. Là où le bât blesse : si les polices ne sont pas traitées avec respect, elles risquent bien de se retourner contre vous. Pensez à vos polices comme à vos aliments préférés. Le chocolat c’est délicieux. Le saumon, mon préféré. Pour autant, un sandwich saumon-chocolat retournera l’estomac des plus gourmands.
Le remède : à l’instar des couleurs, les polices doivent être manipulées avec précaution (et modération). Premièrement, il est recommandé de ne pas utiliser plus de 3 polices de caractères sur votre site – cet article vous explique comment les marier avec succès.
Deuxièmement, il vous faut sélectionner des polices en accord avec votre image de marque. En effet, chaque police véhicule un message visuel qui lui est propre.
Enfin (et surtout !), vos textes doivent être lisibles facilement. Créez un contraste fort entre votre fond d’écran et vos paragraphes et choisissez des dimensions lisibles (min 12 pts). Il serait dommage que vos visiteurs ne puissent pas déchiffrer votre jolie prose.

 
Les images qui piquent les yeux
Le problème : le Web se divise en deux catégories. Les sites avec de belles images, et ceux qui finissent aux oubliettes. Vous ne voulez pas appartenir à la seconde. Il n’est de pire tue-l’amour sur un site internet qu’une photo pixélisée – surtout en grand format. Pour beaucoup d’internautes, cet écart est synonyme de manque de professionnalisme. Autre péché récurrent : les visuels libres de droits insipides qui sentent la banque d’images à mille miles à la ronde. Tout compte fait, il existe un pire tue-l’amour qu’une photo pixelisée. Une photo libre de droits bateau pixelisée.
Le remède : organisez une séance shooting pour l’occasion. Si vous êtes ric-rac niveau budget, intéressez-vous à la photographie et essayez de mener ce projet à bien par vous-même. Une fois votre dossier photo bien rempli, prenez soin d’optimiser chaque visuel pour le Web. Le comble serait d’avoir une magnifique image qui tarde à s’afficher. La patience n’est pas le fort des internautes. Dernier détail à prendre en considération : n’oubliez pas de rédiger des descriptions cohérentes pour vos illustrations. Un chef d’œuvre visuel qui apparaît avec une légende du type « fhnjg.jpeg » ou « 1.png » peut passer chez IKEA, mais sur votre site, ça risque de faire désordre.
Note : il est évident que les banques d’images ne sont pas à proscrire dans leur ensemble. Si vous en faites usage, assurez-vous simplement de choisir autant que possible des photos originales et authentiques.

 

Les fautes d’orthographe
Le problème : inutil de vous expliqué pour quoi la frase que vous ête en trein de lire ait génente. Imaginez ce genre de fautes en plein écran sur un site internet. C’est simplement du suicide numérique.
Le remède : que les personnes qui ne font jamais de fautes d’orthographe nous jettent la première pierre ! La langue française est aussi riche et belle qu’elle est complexe. Et il est naturel que des petites coquilles se glissent sournoisement dans vos textes. Pour éviter cet écueil, deux solutions (cumulables) s’offrent à vous. Dans un premier temps, rédigez vos textes avec un logiciel doté d’un correcteur – comme Word. Ensuite, faites-vous relire par vos proches et profitez d’un nouveau regard sur votre plume. On n’est jamais mieux servi que par soi-même mais on réfléchit mieux à plusieurs.

 

La navigation qui donne le mal de mer
Le problème : il y a d’un côté les tendances du web design, et de l’autre les principes fondamentaux de l’utilisabilité. Les deux ne font pas nécessairement bon ménage. Combien de fois vous est-il arrivé de naviguer sur l’un de vos sites préférés et de ne plus vous y retrouver car ce dernier a fait peau neuve ? Où sont passée les catégories ? Pourquoi le menu a-t-il disparu ? Je clique où moi maintenant ?
Le remède : loin de nous l’idée de vous décourager d’adopter les modes du Web. Ces dernières sont généralement pensées pour améliorer l’expérience des internautes. Néanmoins, il est essentiel de bien réfléchir à celle(s) que vous souhaitez suivre, en fonction de votre activité et de vos besoins. Si votre site est riche en contenu (agence de tourisme, e-commerce, etc.) il est évident que vous devez conserver votre bon vieux menu déroulant afin de ne pas surcharger votre page d’accueil et d’orienter vos visiteurs intuitivement. En revanche, si vous réalisez un CV, une carte de visite, une landing page ou une simple vitrine pour vos services, un site d’une page Long Scrolling répondra parfaitement à vos besoins. Allier design et expérience utilisateur, tel est le mot d’ordre.

 
La mort des « Calls To Action »
Le problème : avez-vous déjà utilisé un smartphone où il fallait rechercher l’option « Téléphone » ? Un site sans « Call to action » (ou appel à l’action) est tout aussi perturbant. À l’instar d’un mobile, chaque site a un but fondamental : acheter, s’inscrire, contacter, etc. Si le bouton permettant d’effectuer l’action requise est caché ou trop discret, c’est la performance du site dans son ensemble qui en pâtit. À l’inverse, s’il présente trop d’appels à l’action, les visiteurs ne sauront plus quelles sont les priorités et ne cliqueront nulle part – c’est ce que l’on appelle communément, l’embarras du choix.
Le remède : tout d’abord, définissez votre « Call To Action » en fonction de l’objectif de votre site – ou de votre page. Ensuite, placez votre bouton à un endroit stratégique. Ce dernier doit se distinguer visuellement du reste du design, sans faire tâche pour autant. Une astuce simple consiste à créer des « Ghost buttons » (traduisez boutons fantômes) : ces appels à l’action discrets changent de look au survol de la souris et indiquent où cliquer de façon subtile et esthétique. Mais il existe tout un art du CTA – oui, on se la raconte un peu avec le sigle. Si ce point peut sembler un chouia technique, les règles sont relativement simples. Et pour preuve, l’article qui suit vous dit tout sur les « Calls To Action » sans entrer dans le jargon effrayant du web design.

 
La négligence mobile
Le problème : si votre site n’est pas attractif sur les mobiles, vous passez à côté d’une audience massive. Comme vous en conviendrez, il serait dommage de ne pas vous faire beau pour les quelques 70 % des Français qui possèdent un smartphone. Sans parler de Google, qui lui aussi, apprécie particulièrement les sites adaptés aux écrans tactiles.
Le remède : créez simplement une version de votre site optimisée pour les téléphones, tablettes et autres micro-ordinateurs intelligents. Peaufinez son rendu et enrichissez ses fonctionnalités afin de la rendre design et intuitive à souhait

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